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À travers le cheminement de son programme de revitalisation du noyau villageois, la Municipalité de Val-Morin s'est intéressée au potentiel socioculturel d'une synagogue construite en 1936 située au cœur du village et en bordure de la Rivière-du-Nord. Ce bâtiment était désaffecté depuis plus de 10 ans et aucune tentative de récupération n'avait été entreprise par les autorités municipales précédentes. Sous l'inspiration de madame le maire Diane Demers, le conseil municipal élu à l'été de 1999 a immédiatement cru au potentiel du site et a décidé d'entreprendre des démarches légales pour s'en porter acquéreur, officiellement le 28 juin 2000. La Municipalité pouvait donc entreprendre la transformation de cette ancienne synagogue en un milieu culturel. |
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Un groupe de bénévoles a présenté le projet de théâtre au conseil municipal. À ce moment, les élus du conseil municipal n'avaient pas défini la vocation exacte de ce bâtiment mais ont reconnu la complémentarité du projet élaboré par les promoteurs du théâtre et les objectifs de la municipalité. D'une part, la création d'un nouveau théâtre avait pour objectif de répondre à une demande du milieu artistique, et d'autre part, la Municipalité souhaitait stimuler l'achalandage touristique au centre du village tout en créant un nouveau lieu culturel pour ses résidents. Le conseil municipal a donc appuyé la réalisation de ce théâtre en adoptant plusieurs résolutions en faveur de ce projet et en octroyant une subvention estimée à 21 000$. Le Théâtre du Marais était né sur papier, il ne restait qu'à réaliser le rêve. |
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À l'été 2000, pour stimuler l'intérêt de sa population locale à ce nouveau bâtiment, la Municipalité de Val-Morin l'utilisa pour abriter les activités du camp de jour. De plus, lors des activités de clôture du camp de jour, une exposition de dessins a été présentée. L'emplacement privilégié de cette ancienne synagogue permettait aussi d'organiser au mois d'août une seconde exposition de peintures des élèves de madame Monique Campo, artiste peintre de Val-Morin. Ces différentes activités artistiques ont stimulé l'intérêt des résidents de Val-Morin et ont été des moments privilégiés pour les informer de la transformation de cet édifice en théâtre. |
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Un comité provisoire a donc été formé afin de fonder la Corporation sans but lucratif sous la dénomination sociale de Théâtre du Marais de Val-Morin. Cette corporation a reçu ses lettres patentes le 20 septembre 2000 et son assemblée de fondation a eu lieu le 24janvier 2001 en présence d'une quarantaine de personnes intéressées. |
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La création de ce nouveau théâtre dans la région des Laurentides a nécessité un effort de tous les instants de la part des instigateurs du projet ainsi que de ceux qui les ont remplacés et une implication soutenue de la communauté. Également, une collaboration importante nous est venue du député Claude Cousineau, du Centre Local de Développement des Laurentides, d'Emploi Québec et du Conseil de Développement des Laurentides pour compléter les différentes phases du projet. |
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Pour minimiser les dépenses, la Municipalité de Val-Morin et la Corporation du Théâtre du Marais ont récupéré une centaine de fauteuils, la scène et divers équipements de l'ancien amphithéâtre du Centre Hospitalier Laurentien. Voilà une partie du patrimoine québécois qui s'est offert une vie nouvelle. |
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Depuis, le théâtre n'a cessé d'accueillir les talents locaux et aussi les professionnels du métier, que ce soit des chansonniers, des musiciens, des comédiens, des conférenciers, des poètes, du cinéma et bien d'autres activités communautaires. Avec une pause cependant, à l'hiver 2004, alors qu'il s'est refait une beauté intérieure et qu'il s'est assuré que ses amis spectateurs assistent aux spectacles dans un confort plus que raisonnable. Un montant de 50 000$, plus des heures et des heures de bénévolat, ont été consacrés à cette tâche. |
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Aujourd'hui, non seulement les spectateurs ont le goût de revenir dans cette chaleureuse petite salle de 100 places, mais encore les artistes nous expriment leur souhait de revenir se produire chez nous. C'est pour le théâtre un beau compliment et de bon augure pour l'avenir. |
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